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 Mais que se passe-t-il donc chez toi ? ; pv Jacob.

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Isabella M. Swan
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MessageSujet: Mais que se passe-t-il donc chez toi ? ; pv Jacob.   Dim 28 Juin - 21:30



« Jake And Bella. »


    Je n'aurais jamais imaginé qu'en si peu de temps une personne puisse vous paraître indispensable. Mais indispensable au point que vous ne pouvez plus vous passer d'elle, ou même en être loin pendant trop longtemps. Cela m'avait toujours semblait impossible, et pourtant aujourd'hui je m'en rendais compte. Cela m'étais déjà arrivée avec Edward Cullen, mais je préfère passer ce chapitre car j'en souffre encore de trop. Aujourd'hui, pourtant, Jacob était devenu l'être le plus important à mes yeux, celui qui m'aidait à me relever de mes chutes, de mes déceptions. C'était l'ancre à laquelle m'ancrer, la personne à laquelle je m'étais tant attachée. En quelques mois à peine, il avait su m'apaiser, me tirer des flammes qui rongeaient mon enfer quotidien, éteindre le feu qui dévastait tout dans mon coeur meurtri par la haine. Il avait eu le don de me rendre le sourire que j'avais égaré après une peine intense, et il avait été le seul à pouvoir me réconforter. Certes, Charlie avait essayé. À mainte reprises d'ailleurs, mais en vain. D'abord, il avait essayé de me remonter le moral en m'enlevant la tâche de la cuisine, mais cela avait était un désastre pur. Lui qui ne savait déjà pas faire cuire un oeuf sur le plat, avait tenté de reproduire une recette de spaghetti à la bolognaise faite maison. Bien entendu, il serait inutile de préciser que les pâtes avaient été les pires que j'avais avalé. Mais je ne lui avait pas fait part de mon dégout tant l'attention m'avait touchée, même si je ne l'avais pas montré. Bien sûr, Charlie était un père. Il voulait réconforter son enfant malheureux. Ainsi, cela m'avait fait plaisir, mais pas consolé plus que ça. J'étais inconsolable dans de telles situations, et c'était le cas de le dire. Mon coeur avait eu un poids énorme et il ne battait pratiquement plus dans ma poitrine à cet époque. Cela avait duré plusieurs mois, mais je ne l'avais pas remarqué. J'avais été isolé du monde, isolé des autres, isolé de tout. Et j'avais mal. Ensuite, il avait essayer de me faire rire avec des blagues idiotes auxquelles je ne réagissait même pas. Je ne sentais pas même les écorchures et les hématomes que je m'étais faits en tombant. J'aurais pu passer sous un train que je n'aurais quand même pas ressentit quoi que ce soit.. Et Jacob, lui, avait été mon sauveur. C'est le cas de le dire.

    Il avait été l'ami le plus précieux, mon ange gardien descendu des Cieux. Je lui devais le sourire que j'affichais sur mes lèvres, car il été le seul à pouvoir le regarder. En effet, durant ces mois où je me rendais à la réserve pour voir mon meilleur ami, je ne me sentais bien qu'en sa présence. Lorsque je rentrais chez moi, je ressentais toujours cette boule au fond de ma gorge, ce trou au milieu de mon coeur. Mais quand il se trouvait que j'étais avec Jake, tout était magnifique. J'oubliais tout petit à petit, et il savait me réconforter avec soin. Il avait été pour moi le pansement le plus doux, la guérison qu'un grave malade attend. Il était si gentil avec moi, et il m'apprenait tant de choses. C'est donc pour cela que j'avais été choquée, pire encore déçue lorsque tout à coup il se faisait passer pour malade. Comme si un être aussi fort et musclé que lui pouvait rester au lit durant plus d'une semaine. Parce que Jacob était l'homme le plus impressionnant qu'il m'avais été donné de rencontrer. Alors qu'il avait à peine dix-sept ans, il avait l'air d'en avoir dix de plus. Sa carrure était très étonnante, et il devait faire peur à plus d'une personne. Alors, quand on m'apprit sa faiblesse, je ne comprit pas. C'était complètement absurde ! Son père, qui était également le meilleur ami du mien, m'assurait pourtant que son fils avait attrapé une maladie très rare. Foutaises ! Je l'avais aperçu quelques jours plus tôt et il était en pleine forme ! C'est donc pour ces raisons que j'avais décidé d'aller voir de mes propres yeux. Pensait-il franchement pouvoir se débarrasser de moi aussi facilement ? C'est qu'il ne me connaissait pas alors.

    J'avais donc prit le soin de laisser un mot à Charlie, qui s'inquiétait toujours autant dès que je m'étais un pied dehors, et je l'avais informé de ma visite à Jake. J'étais entrée dans ma Chevrolet, qui perdait peu à peu sa couleur déjà délavée, et j'avais prit la direction de La Push. Je ne rencontrais aucun problème sur la route, ce qui était un miracle pur et simple, et j'arrivais devant chez lui, celui qui était censé être mon meilleur ami. Et là, à ma grande surprise, je le vis. Il était tranquillement en train de réparer une voiture. Mon regard devint un peu méchant lorsque je sortis pour aller le rejoindre, mais je n'arrivais tout de même pas à entrer dans une colère noire. Pourtant, j'avais passé plusieurs scénarios dans ma tête avant de venir le voir, dans lesquels j'étais pire qu'une bombe prête à exploser. Je commençais déjà à crier avant d'avoir atteint la maison.

    « Jacob Black ! Non mais qu'est-ce qui ne va pas chez toi ? Tu étais censé m'appeler dès que tu te sentirais mieux ! Je veux savoir ce qui se passe ici ! » hurlait-je pour être sûre qu'il m'entende.

    Il avait certes détourné la tête dans ma direction, mais je ne compris pas vraiment ce qui se dessinait sur son visage. Était-ce de la colère ? De l'étonnement ? De l'incompréhension ? Je ne saurais le dire.

_________________

    Edward. Jacob. Jacob. Edward.
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Dernière édition par Isabella M. Swan le Lun 29 Juin - 18:21, édité 3 fois
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Jacob Black



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MessageSujet: Re: Mais que se passe-t-il donc chez toi ? ; pv Jacob.   Dim 28 Juin - 23:33

    Il arrive des moments dans votre vie où vous vous rendez compte que tout va changer. Vous vous habituez à une routine du genre métro, boulot, dodo et quelque chose vient tout mettre par terre. C'est très frustrant. Trop frustrant même. Je ne connaissais que trop bien cette sensation puisque ça m'était arrivé. Suite au départ de la sangsue Edward, j'étais devenu une sorte de bouée de sauvetage pour ma merveilleuse Bella. Pas dans le mauvais sens cependant, j'étais juste devenu son meilleur ami. Celui qui voulait l'aider chaque jour d'avantage et qui n'avait qu'une seule priorité, son bonheur. J'avais donc établis ma routine avec elle, moi aussi. Comme un vieux couple de retraités. Je me levais à des heures raisonnable, je mangeais raisonnablement et j'attendais qu'elle daigne montrer le bout de son nez avant de me réfugier dans mon garage en sa compagnie. C'était très plaisant, je ne demandais rien d'autre. Notre temps passé ensemble ne faisait qu'augmenter et elle passait souvent la journée entière avec moi. Seulement, mon destin avait sans doute pensé que trop de bonheur n'était pas bon pour moi. De ce fait, il choisit de faire de moi un modificateur, plus connu ici sous le nom de loups garous. J'avais été arraché de force à ma jolie poupée de porcelaine si fragile, je devais apprendre à me contrôler et à connaitre cette nouvelle personne que j'étais et je devais le faire loin d'elle. Elle ne devait pas être dans le secret, non, je n'avais pas le droit de tout lui dire directement, pourtant, j'en mourrais d'envie afin de continuer à la fréquenter. Enfin, je me doutais que ça ne plairait pas, elle était la fille aux vampires, j'étais un loup. Deux clans adverses créés pour se détruire. Et elle, elle était là. Au milieu de ça sans spécialement le savoir. Il n'était pas rare que j'en vienne à me frapper la tête à force de réfléchir à la façon dont je pourrais lui parler de tout ça ou même quand je serais disposé à le faire. Si seulement j'avais eu un peu plus de courage pour aller la voir et lui dire " Hey Bella ! Tu sais pas, je suis devenu un loup garous ! " Ouais. Non, ça n'aurait pas pu être aussi simple. J'étais décidément voué à me prendre la tête pour lui faire comprendre et en douceur.

    C'était un jour comme les autres qui commençait pour moi. Depuis l'annonce de ma "maladie" à Bella, je ne la voyais plus, j'avais donc, beaucoup de temps libre. Dieu merci, ma nouvelle condition était très fatigante et je dormais une grosse partie de la journée. Et oui, c'était pas de tout repos que de protéger les humains. D'ailleurs, je passais souvent la nuit devant chez Bella, histoire de m'assurer qu'elle allait de son mieux. Elle m'avait fait promettre de l'appeler dés que j'irais mieux et que je me serais remis. Seulement, je ne l'avais toujours pas fait et je savais bien qu'elle finirait par perdre patience. Enfin bref. Je m'étais levé ce jour-là, la tête un peu en vrac, le sommeil me manquait beaucoup trop. J'aurais voulu ne jamais quitter mon lit si la faim n'avait pas attaqué mon ventre d'une telle façon. J'avais le choix entre quelques heures de sommeil en moins ou mourir de faim. Le choix fut vite fait. J'avais gagné la cuisine de la maison que j'habitais avec Billy, mon père. Il n'était pas là cependant, sans doute sorti pour je ne sais quelle raison. Ça ne m'intéressait pas cependant, j'avais beaucoup plus envie de manger. Je vidais les placard, me retrouvant avec beaucoup de nourritures entre les bras. Je mangeais pour dix en ce moment. Ce n'était pourtant pas ma faute. Je n'y pouvais rien et puis, il fallait bien manger pour devenir aussi beau et costaud. Je me surpris à sourire à cette idée, voilà que je me lançais des fleurs. Le repas fut bref, il me fallait moins de temps que le dire pour engloutir mon petit déjeuner. Une fois que j'eus finis, je partis prendre une douche. Chose habituelle. Mon père n'étant pas là, j'allais pouvoir me consacrer à la mécanique plutôt qu'à lui parler ou à faire semblant d'être malade pour je ne sais quelle raison stupide. Bella était loin d'être sotte. Je sortis donc de la maison en short, comme à mon habitude. Je pris le chemin de mon garage que je chérissais beaucoup. Je ne comptais plus le nombre d'heures que j'avais passé à l'intérieur, avec ou sans Bella. Je bricolais tranquillement une voiture lorsque j'entendis des pneus de voiture. Pas n'importe laquelle. Cette Chevrolet que je guettais souvent auparavant et avant même que je puisse me justifier, elle criait déjà.

    « Jacob Black ! Non mais qu'est-ce qui ne va pas chez toi ? Tu étais censé m'appeler dès que tu te sentirais mieux ! Je veux savoir ce qui se passe ici !»

    Je me relevais, laissant ma tâche. Il allait me falloir une bonne excuse et bizarrement, j'étais plus en colère qu'autre chose après elle. N'avait-elle pas pu rester chez elle comme je lui avais indiqué ? N'avait-elle pas pu attendre mon coup de fil ? Bien sûr, je pouvais comprendre qu'elle s'inquiétait et ça me touchait beaucoup mais je n'étais pas en état de la recevoir ce jour-là. Pas physiquement, mais plutôt mentalement parlant. J'étais aussi assez étonnée qu'elle se soit déplacé, je me serais plutôt attendu à un coup de fil ou quoi mais non, à croire qu'elle en avait marre d'attendre sagement chez elle. Je pris à mon tour la parole, plus sèchement. Sans crier, j'avais attendu qu'elle arrive à moi. Je prenais donc la parole pour lui servir une bonne vieille excuse. Je ne savais pas vraiment quel attitude adopter vis-à-vis d'elle.

    - Si tu avais attendu, peut être que je t'aurais appelé. Je viens de quitter mon lit. Et puis, tu te fais des films ou quoi ? Il se passe rien de bien extra ici. Je suis juste tombé malade.

_________________

      Je suis le bon pour toi, Bella.
      Je t'en supplie, oublie-le.
      Je ne peux supporter ça,
      Te voir souffrir pour lui.
      Tout serais si simple,
      Si tu acceptais d'être mienne.
      Je t'aime tellement..
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MessageSujet: Re: Mais que se passe-t-il donc chez toi ? ; pv Jacob.   Lun 29 Juin - 18:51

    Mon étonnement se fit plus intense lorsque mon meilleur ami se tourna vers moi et qu'il me regarda arriver vers lui sans même bouger d'un pouce. Mon regard alors se figea sur son torse nu, et je remarquai qu'il avait encore grandi. Ce garçon grandissait à la vitesse de l'éclair, et ses muscles se développaient si vite que je ne les avaient pas même remarqué. Et pourtant, ils peuplaient son corps à la couleur du sable chaud. Mon Dieu qu'il m'étonnait de jour en jour. Avant déjà, je n'en croyais pas mes yeux lorsqu'il m'avait avoué n'avoir que dix-sept ans. Mais aujourd'hui, alors que je ne l'avais pas vu depuis à peine plus d'une semaine, j'aurais cru l'avoir éviter durant une année entière. lorsqu'il se redressa et qu'il se m'y sur ses deux jambes, je comprit qu'il avait au moins prit vingt centimètres en quelques jours. Mais comment cela était-ce donc possible ? Moi qui n'avait qu'un petit mère soixante-huit, je me sentis immédiatement très petite. Jacob Black n'avait pas encore finit de m'étonner. Ou du moins, pas encore aujourd'hui. Il me répondit calmement, comme si nous nous étions croisés hier et pas comme si il ne m'avait pas appelé. Pire encore, il me répondit qu'il m'aurait peut-être appelé. Peut-être! Non mais qu'est ce qu'il lui arrivé à celui-là? Il y a quelques jours encore il m'appelait tous les jours lorsque j'avais un peu de retard, et voilà qu'aujourd'hui il me disait cela sans aucun remord. Mes paupières se fermèrent durant une demi-seconde, puis mes yeux s'écarquillèrent comme si je venais de voir une météorite s'écraser devant moi. Ma bouche s'ouvrit et j'aurais articuler quelque chose si j'avais pu trouver les mots que je souhaitais employé. Malheureusement, j'étais à cours de phrases. Non seulement il me mentait, mais en plus il le faisait comme un professionnel. Je ne lu aucun doute dans ses prunelles, aucun remord non plus dans son visage. À cet instant, si j'avais été un peu plus forte, je lui aurait sauté au cou pour le lui tordre, mais je savais bien que cela aurait été perdu d'avance. Il était beaucoup trop costaud et j'aurais sans doute souffert si je lui aurais envoyé mon poing dans la figure. Mais comment osait-il ?

    Je trouvais tout de même le courage de faire quelques pas en avant pour l'approcher de plus près. Devais-je crier? Devais-je entrer dans son jeu ? Je ne savais pas vraiment quel attitude utiliser à cet instant, mais une chose me frappa. Ses cheveux. Ils étaient différents. Ils étaient courts ! Il était malade et il refusait de me voir, mais il pouvait courir chez le coiffeur pour faire couper ses cheveux ? Non mais il se foutait vraiment de moi aujourd'hui. D'ailleurs, je me souvins très bien l'avoir aperçu deux jours auparavant au loin. Mais ses cheveux étaient encore longs quand je l'avais vu en compagnie de son ami Quil. Revenant à son mensonge, je le toisait avant d'oser enfin lui dire que je n'étais pas débile.

    « Tu te fous de moi ? Je t'ai aperçu il y a deux jours ! Tu n'est pas malade ! » lui criai-je.

    Je crois que si à cet instant il osait me sortir un nouveau mensonge je serais capable de le tuer. Enfin, c'était une façon de parler. Jacob était tellement important pour moi que s'il continuait à m'éviter pour je ne sais quelles raisons, je serais anéantie. Il était celui qui m'aider à surmonter les épreuves, et il avait été là dans les moments difficiles. Nous avions passé tant de bons moments lui et moi que cela me manquait énormément. Il m'avait appris à faire de la moto, même si j'en étais sorti plus égratignée de partout qu'autre chose. Mais ses bleus étaient justifiés. Cela m'avait fait tant de bien de pouvoir vivre des sensations fortes avec le meilleur. C'était vraiment apaisant, même si aujourd'hui je ne comprenais pas ce qu'il lui prenait. Peut-être en avait-il tout simplement marre de moi et de mes éternelles gaffes? Peut-être n'avait-il plus envie de me voir? Je n'en savais rien. Mais ce dont j'étais sûre, c'est que moi j'avais besoin de lui. J'avais besoin de lui comme on a besoin d'oxygène pour pouvoir respirer sans difficultés. J'avais besoin de savoir qu'il était là, près de moi et qu'il m'aiderait encore à vivre sereinement. Il ne savais pas à quel point je l'aimais. Il ne savais pas à quel point il était important à mes yeux.

    Alors, qu'il s'apprêtait à me répondre, je fis à nouveau une fixation sur ses cheveux. Il avait l'air tellement différent maintenant qu'il les avait coupés. Certes, il était vraiment très beau comme cela, mais tout de même c'était étrange. Jacob tenait à ses cheveux, je le savais bien. Ils hérissaient à présent sa tête et partaient de tous les sens, mais bizarrement c'était joli. Je fronçai les sourcils.

    « Et qu'est-il arrivé à tes cheveux, d'ailleurs ? » demandai-je.

_________________

    Edward. Jacob. Jacob. Edward.
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